Paul et les guérisons miraculeuses.

Paul et les guérisons miraculeuses.

PREMIÈRE GUÉRISON MIRACULEUSE

Lors de sa rencontre avec Jésus, vers l’an 32 à 36 ap JC, une lumière aveuglante lui fit fermer les yeux (Ac.22:11). Quand il les a rouverts, il était aveugle (Ac.9:8). Paul a expérimenté la guérison miraculeuse trois jours après sa rencontre avec Jésus. Le pieux frère Ananias avait reçu dans une vision une parole de connaissance venant de Jésus lui disant d’aller prier pour Paul afin qu’il soit aussi guéri de sa cécité instantanément (Ac.9:17-18) et qu’il soit ensuite baptisé, lavé de ses péchés en invoquant le nom de Jésus (Ac.22:16) et qu’il reçoive le Saint-Esprit.

13 vint se présenter à moi, et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai.
18 Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé;

Paul a vu beaucoup de guérisons miraculeuses quand il évangélisait tout en ayant autour de lui plusieurs missionnaires qui ont combattu divers problèmes de santé tout comme lui. Cela peut sembler paradoxal et déroutant à première vue, mais Dieu avait ses raisons. Vers l’an 38 à 40, 14 ans avant d’écrire ses lettres aux Corinthiens, Paul est enlevé au troisième ciel. Dieu avait permis ensuite que Satan attaque Paul de diverses manières, dont dans sa santé à cause de l’excellence des révélations que Paul avait reçu pour ne pas qu’il s’enorgueillisse (2Co.12:7). Ainsi, il aurait toujours compassion des malades et des infirmes, lui qui en souffrait dans son propre corps ne pouvait pas blâmer les autres pour leur incrédulité s’ils n’étaient pas guéris !

Trois fois Paul a supplié le Seigneur d’éloigner l’ange de Satan qui le rendait faible. Suite à la réponse de Jésus lui disant que sa grâce oeuvrant en lui était suffisante pour accomplir sa volonté, il écrit qu’il se plaît dans ses faiblesses, ce mot en grec est le même que maladie décrivant la maladie qui est passée près de faire mourir Épaphrodite (Ph.2:26-27). C’est encore le même mot grec décrit pour Trophime, qui était parti de Grèce avec Paul et d’autres missionnaires (Ac.20:2-4) mais qu’on avait dû laisser derrière à Milet, en Asie, parce qu’il était tombé trop malade durant cette traversée en mer pour être capable de continuer le voyage missionnaire avec Paul (Ac.20:15, 2Ti.4:20).

Paul se plaisait dans la maladie non pas parce qu’il était fataliste ou masochiste ou encore qu’il aimait se faire prendre en pitié et se faire plaindre comme certains qui s’imaginent que c’est leur seule façon de se rendre intéressants et que les autres s’occupent d’eux. Dans le cas de Paul, s’il arrivait à se plaire dans les maladies, c’est alors, paradoxalement, que la puissance de guérison du Saint-Esprit se manifestait au travers de lui (2Co.12:9-10), c’est ce qu’il avait expliqué aussi dans la lettre précédente qu’il avait écrit aux Corinthiens (1Co.2:3).

Luc mentionne que dès sa conversion, Jésus lui avait montré tout ce qu’il allait souffrir pour Lui (Ac.9:16). Donc, en plus de ses problèmes oculaires, le Saint-Esprit avertissait Paul des tribulations qui l’attendaient dans chaque ville (Ac.20:23). Ailleurs Paul mentionne que ce qu’il manquait aux souffrances de Christ (Col.1:24), il les achevait dans sa chair car il portait maintenant dans son corps les stigmates de Christ (Ga.6:17). Les stigmates correspondent aux marques visibles sur le corps de Paul qui le font souffrir, une allusion possible aux 235 coups qu’il a reçu. Paul les voyait comme la signature de propriétaire sur son esclave, étant lui-même esclave de Jésus-Christ. Paul n’était pas malheureux pour autant, il se réjouissait toujours dans le Seigneur (Ph.4:4), il était rempli de consolation et comblé de joie au milieu de toutes ses tribulations (2Co.7:4). La joie du Seigneur faisait sa force malgré la faiblesse de son corps maladif.

Actes 20 : 22-24

22 Et maintenant voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera; 23 seulement, de ville en ville, l’Esprit-Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent. 24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Paul qui combattait lui-même la maladie, travaillait jour et nuit à faire des tentes en plus de prêcher l’évangile pour soutenir ceux qui étaient faibles et malades comme lui. Car il prenait plus plaisir à les aider qu’à se faire aider.

Actes 20 : 33-35

33 Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. 34Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi. 35 Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

PREMIÈRE MENTION DE MIRACLE ACCOMPLI AU TRAVERS DE PAUL

Le premier miracle que Dieu a fait au travers de Paul n’est pas une guérison miraculeuse, mais plutôt le contraire, il a fait subir au magicien Élymas le même sort qu’il avait subi sur le chemin de Damas. La main de Dieu qui avait aveuglé Paul quelques temps toucha Elymas et il devint aussi aveugle pour un temps Ac,13:7-12. Par la suite, tous les miracles répertoriés qui ont été accomplis au travers de Paul étaient des guérisons miraculeuses.

DEUXIÈME MENTION DE GUÉRISONS MIRACULEUSES ACCOMPLIES AU TRAVERS DE PAUL À ICONIUM

Dans un contexte d’évangélisation, Dieu accomplissait des guérisons miraculeuses pour appuyer le message de Paul.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

TROISIÈME MENTION DE GUÉRISONS MIRACULEUSES À LYSTRE

A Lystre Dieu accomplit une guérison miraculeuse semblable à celle du boiteux à la porte du temple que Pierre avait guéri au nom de Jésus (Actes 3)

Actes 14 : 8-10

8 A Lystre, se tenait assis un homme impotent des pieds, boiteux de naissance, et qui n’avait jamais marché. 9 Il écoutait parler Paul. Et Paul, fixant les regards sur lui et voyant qu’il avait la foi pour être guéri, 10 dit d’une voix forte : Lève-toi droit sur tes pieds. Et il se leva d’un bond et marcha. Réduire

Ce boiteux avait la foi pour être sauvé. Paul lui dit de se lever et il se lève immédiatement et se met à marcher pour la première fois de sa vie. Dieu venait d’appuyer à nouveau la Bonne Nouvelle annoncée par Paul. En comparaison, on ne lit pas que Paul ait parlé d’une voix forte à Epaphrodite pour le guérir de sa maladie, s’il l’a fait, ça n’a pas donné de résultat, pourtant celui-ci avait aussi assurément la foi pour être guéri autant et même plus que ce boiteux de naissance. Ce qu’on lit plutôt dans sa lettre aux Philippiens, c’est que Paul a prié pour lui avec instance jusqu’à ce qu’il soit guéri.

Paul et Barnabas sont allés à Jérusalem pour raconter comment Dieu a appuyé leur message par les guérisons, les juifs chrétiens ont ainsi réalisé que l’obéissance à la loi de Moïse n’était pas nécessaire pour que les païens convertis plaisent à Dieu.

4 Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l’Eglise, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
12 Toute l’assemblée garda le silence, et l’on écouta Barnabas et Paul, qui racontèrent tous les miracles et les prodiges que Dieu avait faits par eux au milieu des païens.

A Troas, le médecin Luc se joint au voyage missionnaire de Paul (Ac.16::8-10), On s’imagine facilement qu’il lui prodiguait des soins du mieux qu’il pouvait.

PAUL IMPOSE À SON TOUR LES MAINS SUR DES GENS POUR QU’ILS REÇOIVENT LE SAINT-ESPRIT COMME ANANIAS L’AVAIT FAIT AVEC LUI.

6 Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient.

Puisque Paul parlait en langues plus que tous, il est bien possible mais pas obligatoire que ce soit aussi à sa conversion que cela se soit passé, comme ce fut le cas ici avec les disciples qui n’avaient connu que le baptême de Jean-Baptiste.

QUATRIÈME MENTION DE GUÉRISONS MIRACULEUSES

Celles-ci sont les plus spectaculaires, sans même que Paul impose les mains aux gens ou qu’il ordonne à la maladie de les quitter, c’est au point où du linge ou des mouchoirs l’ayant touché suffisait à apporter la guérison.

11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul,

Quand la maladie le touchait lui, on ses collaborateurs, c’était une toute autre histoire, le linge de Paul n’avait plus aucune effet sur lui ou sur les autres, nous n’avons aucun récit de Paul chassant pas la maladie au nom de Jésus ou encore en imposant les mains comme sur le père de Publius. Ce que nous lisons, c’est que Paul avait recours à la prière.

CINQUIÈME MENTION DE GUÉRISON MIRACULEUSE

Actes 20 : 9-12

9 Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. 10 Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant : Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. 11Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu’au jour. Après quoi il partit. 12 Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation.

Celle-ci est particulière non seulement parce qu’il s’agit d’une résurrection mais aussi parce qu’elle concerne pour la première fois un chrétien sans qu’il soit question d’un contexte d’évangélisation. Alors ça vaut vraiment la peine de le souligner. Dieu ne guérit pas seulement miraculeusement pour appuyer le témoignage de l’évangile même si c’est particulièrement dans ces situations que cela se produit.

Comme dans le cas de la guérison d’Epaphrodite, la résurrection d’Eutychus apporte une grande consolation chez les chrétiens. Aucune explication particulière est donnée, sinon que Dieu, en guérissant Epaphrodite, a eu pitié d’Epaphrodite et de Paul qui s’attristait de le voir en train de mourir de cette maladie. Nous chrétiens, trouvons aussi une grande consolation dans le fait que la mort ne nous sépare de nos bien-aimés que temporairement (1Th.4:13-17) et que ceux qui nous ont quitté sont maintenant en bien meilleure posture qu’à l’époque où ils vivaient parmi nous (Ph.1:23).

SIXIÈME MENTION DE GUÉRISON MIRACULEUSE

Actes 28 : 3-5

3 Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main. 4Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Assurément cet homme est un meurtrier, puisque la Justice n’a pas voulu le laisser vivre, après qu’il a été sauvé de la mer. 5 Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal.

C’est la deuxième fois où nous voyons que Paul bénéficie d’une guérison miraculeuse. Normalement, il aurait dû mourir rapidement dans d’atroces douleurs, mais le venin du serpent ne lui a fait aucun mal.

SEPTIÈME MENTION DE GUÉRISONS MIRACULEUSES

8 Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. 9 Là-dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris.

Cette fois-ci, les guérisons se produisent à nouveau dans un contexte d’évangélisation et passent par la prière et l’imposition des mains. On voit donc différents patrons, à Lystre, la parole de guérison avait suffi pour faire lever un infirme et le faire marcher.

Nous voyons aussi différents résultats chez les chrétiens en contact avec l’apôtre Paul. Il arrivait que la guérison miraculeuse se produise rapidement, comme quand il avait ramené à la vie Eutychus qui était tombé en bas de la fenêtre. Parfois la guérison miraculeuse survenait après beaucoup de prières, comme dans le cas d’Epaphrodite. Parfois elle ne se pointait pas, comme dans le cas de Trophime trop malade, qu’on a dû laisser derrière pour continuer le voyage missionnaire. Parfois certaines personnes, comme Paul, étaient guéris d’une maladie mais devait continuer à lutter contre une autre maladie.

Pour se soigner, lui et ses collaborateurs, Paul qui était souvent malade lors de ses voyages missionnaires (1Co.2:3, Ga.4:13-15) avait aussi recours aux moyens traditionnels, il connaissait les propriétés de certains produits naturels; il conseille à Timothée de prendre un peu de vin pour soigner ses problèmes de digestion. Il savait aussi s’entourer de gens qui pouvaient les soigner puisqu’il y avait Luc, un médecin qui l’accompagnait partout.

CONCLUSION

On ne peut pas prévoir ce que Dieu fera, comme il avait dit à Moïse :

15 Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. 16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.
27 Il a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse.

Dieu a eu pitié d’Epaphrodite, Dieu lui a fait miséricorde. Pitié et miséricorde sont un seul et même mot en grec. Pourquoi lui et pas Trophime ? Dieu fait miséricorde à qui Il veut et quand Il veut, cela ne dépend pas de celui qui veut être guéri, car tous veulent être guéris et beaucoup ont la foi pour être guéris mais tous ne sont pas guéris. Le blâme n’est pas non plus sur celui qui prie pour que le malade soit guéri, comme certains le disent pour éviter que la personne malade ne se sente coupable, EN PLUS de d’avoir à supporté sa maladie. Le blâme n’est pas non plus sur Dieu qui décide d’exercer sa miséricorde en guérissant les malades de son choix mais pas tous. Si la guérison des maladies était un dû, on pourrait blàmer Dieu, mais ce n’est pas un dû, c’est une grâce. Nulle part, Dieu a promis qu’il guérirait toutes nos maladies et toutes nos infirmités si on se convertissait à Jésus. Il nous a promis qu’Il allait pardonner nos péchés par contre, à maintes reprises. Voir ICI la liste des passages à ce sujet. Vous n’y trouverez aucune promesse de guérison de toutes les maladies, cela reste un don du Saint-Esprit, et non un dû qui vient avec la conversion.

À cause du péché et de ses conséquences, toute la première création a été esclave de la corruption (Ro.8:21) par le diable qui a la puissance de rendre les gens malades (Ac.10:38) et de les faire mourir (Hé.2:14, cf. Luc 12:4) et elle soupire après la révélation des fils de la nouvelle création quand ils seront glorieusement transformés à l’image de Jésus ressuscité. Mais cela n’est pas encore visisble, c’est seulement en espérance que notre corps est racheté, sauvé (Ro.8:19-25)

On est appelés à aspirer aux dons de guérison (1Co.12:31) pour nos corps qui se détériorent parce qu’ils sont voués à retourner à la poussière mais il demeure que c’est le Saint-Esprit qui distribue les dons de guérison à qui Il veut et quand Il veut (1Co.12:11). L’apôtre Paul était bien placé pour en parler, c’est pourquoi il enseignait ce qu’il vivait lui-même, lui par qui le Saint-Esprit opérait de grandes guérisons quand le Saint-Esprit le voulait (Ac.19:11-12) et pas toujours quand Paul le voulait ! (2Co.12:7-10). C’est la même chose de nos jours. Pour appuyer la Bonne Nouvelle, Dieu fait partfois de grandes guérisons miraculeuses au travers des évangélistes mais ces mêmes évangélistes ne peuvent guérir les gens à volonté quand on leur demande de prier pour des malades.

A moins d’avoir reçu une parole de connaissance concernant une personne pour une guérison précise. Dieu veut notre guérison mais pour des raisons qu’Il ne nous révèle pas toujours, Il ne le fait pas toujours sur demande, instantanément. Nous sommes souvent aussi appelés à livrer le bon combat de la foi comme Paul quand il a persévéré dans ses prières pour Epaphrodite jusqu’à ce qu’il soit guéri.

Dans 1Corinthiens 12 à 14, nous lisons à deux reprises que le Saint-Esprit distribue les dons spirituels à qui Il veut.

1 Corinthiens 12 : 4-11

4 Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; 5 diversité de ministères, mais le même Seigneur; 6 diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. 7 Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. 8 En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; 9 à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; 10 à un autre, le don d’opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l’interprétation des langues. 11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.

Dieu veut le bien de tous (v.7), ce que nous avons pu constater en étudiant le parcours de Paul c’est que ceux qui comme Paul, et on pourrait aussi mentionner Pierre, Dieu opère par le Saint-Esprit de grandes et nombreuses guérisons, le Saint-Esprit de Dieu demeure encore souverain, Paul ne pouvait pas exercer le don de guérison à volonté, ce n’est pas lui qui décidait quand ce don allait opérer, mais le Saint-Esprit. La part de Paul était d’être à son écoute quand il recevait une direction claire venant de Lui ou de prier avec ferveur jusqu’à ce qu’il puisse voir un dénouement quelconque comme dans le cas d’Epaphrodite ou sentir que c’est le temps de continuer sa route, comme dans le cas de Trophime. Il n’est pas demeuré à son chevet quoiqu’il advienne, il a suivi la direction de l’Esprit qui le poussait à remplir sa mission.

Paul mentionne deux fois d’aspirer aux dons spirituels (1Co.12:31 et 14:1), ce qui signifie qu’il y aspirait aussi lui-même puisqu’il nous encourage toujours à être ses imitateurs (1Co.10:33). Si nous sommes appelés à aspirer, cela signifie que le don n’est pas disponible à volonté, il se doit d’être recherché avec zèle et nous devons nous positionner spirituellement dans l’humilité par les jeûnes et les prières afin que la grâce de Dieu coule au travers de nous sans entrave. C’est ce que nous remarquons aussi de nos jours dans la vie de ceux chez qui le Saint-Esprit s’est servi pour accomplir de nombreuses guérisons miraculeuses. Ils viennent nous raconter comment Dieu a opéré de grandes guérisons en leur présence mais ils ne peuvent pas guérir qui ils désirent à volonté. Le Saint-Esprit de Dieu demeure souverain.

Alors que son ministère se développait, Kathryn Kuhlman mettait moins d’emphase sur la foi et plus d’emphase sur la souveraineté du Saint-Esprit. Dans ses rencontres, il n’y avait pas de cartes de prière, ni de tentes pour les invalides ni aucune longue ligne de gens malades attendant qu’elle imposent ses mains sur eux. Elle n’a jamais accusé personne qui ne recevait pas sa guérison d’avoir manqué de foi. Il semblait que les guérisons avaient lieu partout à travers l’auditorium alors que les gens étaient assis dans leurs sièges, regardant au ciel et fixant leur attention sur Jésus.

Kathryn Kuhlman était reconnue pour pleurer de joie alors qu’elle voyait des milliers de personnes être guéries par la puissance de Dieu. Certains se rappellent même que ses larmes mouillaient leurs mains.

On dit aussi que Kathryn pleurait alors qu’elle observait les gens partir encore malades ou dans leur chaise roulante. Elle n’a jamais tenté d’expliquer pourquoi certains recevaient leur guérison et d’autres pas. Elle croyait que la responsabilité restait sur Dieu. Elle aimait se représenter comme quelqu’un dans le département des ventes et non faisant partie de la direction. Elle obéissait à ce que la direction décidait se faire. Mais elle a quand même dit que ce serait l’un des premières questions qu’elle demanderait à Dieu quand elle irait au ciel! – Roberts Liardon, God’S Generals » P.261, 265

32 Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, 33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, 34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères.

Dans la suite de ce chapitre, l’auteur continue à énumérer ensuite toute sorte de situations où ces héros de la foi « n’ont pas obtenu ce qui leur avait été promis » (Hé.11:39). Quand tu combats toi-même la maladie, n’en sois pas honteux, ce n’est pas nécessairement un signe de manque de foi. N’écoute pas ta chair qui aurait plutôt le goût d’aller te coucher et ne rien faire, si tu peux encore tenir debout, c’est le meilleur temps pour aller évangéliser, car c’est la que la puissance de guérison du Saint-Esprit risque le plus de se manifester parce que c’est évident qu’on ne sera pas tenter de t’attribuer la gloire de cette puissance de guérison, toi qui est encore malade! C’est ce que Paul a expérimenté et enseigné dans les passages ci-dessous que j’ai pris dans les épîtres. Lui dont les yeux spirituels voyaient comme personne d’autre mais qui avait un grave problème oculaire qui éprouvait son corps (Ga.4:12-15)

1 Corinthiens 2 : 3-5

3 Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; 4 et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, 5 afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

Galates 4 : 12-15

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie. Vous ne m’avez fait aucun tort. 13 Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile. 14 Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ. 15 Où donc est l’expression de votre bonheur ? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté.

Romains 15 : 15-21

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite 16 d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Evangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint.

Bonne méditation et que Dieu vous fasse la grâce de vous guérir de toute maladie et vous garde en bonne santé, comme prospère l’état de votre âme (3Jn.2).

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